Les entrepreneuz !!

Aujourd’hui Anaïs nous fait part de sa toute nouvelle expérience professionnelle dans le domaine de la mode pour enfants ! Préparez-vous à pétiller d’envie… Vous allez vouloir entreprendre !

Toute jeune entrepreneuz à la tête de l’entreprise La Péronnelle, Anaïs quel a été ton parcours, comment es-tu devenue entrepreneuz ?

Je m’appelle Anaïs, j’ai 30 ans et je suis la créatrice de la marque grenobloise : « La Péronnelle – Habilleuse de chenapans ». Cette marque est née en 2017 et ma micro-entreprise a été créée en janvier 2018.

Avant de réaliser des vêtements pour bébés en couture et tricot j’étais géophysicienne de formation. Je travaillais comme consultante pour l’industrie pétrolière. Cela me permettait de voyager beaucoup, de rencontrer plein de gens intéressants. Je vivais alors entre Paris où se trouvait l’entreprise pour laquelle je travaillais et Grenoble où j’habitais avec mon mari.

En 2015, je suis tombée enceinte d’une future chipie qui a complètement chamboulé ma vie, notre vie. En 2016, je démissionne de mon emploi, on achète une maison sur Grenoble et notre fille arrive. Je ne me voyais pas rester à la maison : « mère au foyer » c’est un travail beaucoup trop dur pour moi (peu de gens se rendent compte de la dose de stress que cela génère… Chapeau à toutes les mamans à plein temps !) ! Septembre 2017 : direction la crèche pour notre chipie et inscription à la Chambre des Métiers pour moi !

Et dis-nous, comment t’es venue cette idée d’entreprendre ?

Suite à la découverte de ma grossesse, j’ai démissionné pour rejoindre mon mari : ma vie à faire des allers-retours en train entre Paris, où je travaillais et Grenoble, où nous habitions avec mon mari serait vite devenue infernale après la naissance de notre petite. Pendant les longs mois passés à attendre sa naissance, j’ai enfin pu ressortir ma machine à coudre et… je n’arrivais plus à la ranger ! Je me suis rendue compte que le travail manuel me manquait cruellement dans mon ancien métier.

Après une longue réflexion, des discussions avec mon entourage, celui de mon mari, plein de calculs savants, de tergiversations,… j’ai finalement sauté le pas un an après la naissance de notre fille. J’ai d’abord créé ma marque sans réellement savoir si j’allais créer une entreprise derrière, juste parce que je tenais ce nom et puis aussi « pour voir »… J’ai commencé par vendre des vêtements pour bébés comme amateur sur internet et sur des marchés de créateurs. J’ai pu constater avec plaisir qu’être son propre chef permet de diversifier ses activités dans la journée : parfait pour quelqu’un comme moi qui se met à papillonner dès que je m’ennuie !

Et depuis janvier 2018, après avoir refait des calculs pour la millionième fois, j’ai finalement créé mon entreprise !

Tu nous parles un peu de ton activité professionnelle ?

Mon activité de création de vêtements est mon activité à plein-temps, je passe le reste de mon temps à mon « poste » de maman. Ma nouvelle activité professionnelle de chef d’entreprise est loin d’être monotone !

Il faut être la personne qui dessine, découpe, coud/tricote les produits mais aussi celle qui cherche les fournisseurs de tissus, laine,…, celle qui gère le marketing, les comptes, les relations avec les clients, le carnet de commande, les dates des marchés, la recherche de boutiques partenaires…

Fais-nous rêver ? Dis-nous… comment s’articule une journée type pour toi ?!

Idéalement, je m’accorde une grosse pause petit-déjeuner en famille puis je réponds à mes mails, messages… Vers 10h, c’est le moment où je suis le plus efficace, je me mets derrière ma machine à coudre ou bien je peaufine ma dernière création. J’en profite pour faire avancer tout ce qui est manuel jusqu’à midi.

Après ma pause déjeuner, j’ai souvent un coup de mou. C’est le moment idéal pour fouiner sur internet pour dénicher de nouveaux fournisseurs de matières premières qui correspondent à mes critères de sélection (norme Oeko-Tex, douceur, couleurs,…), étiqueter les produits terminés et prendre les photos pour la boutique en ligne (c’est aussi le moment où il y a le plus de lumière dans mon atelier). Vers 14h30, je reprends mes travaux en cours jusqu’à 16h. À ce moment, il me faut ranger tout ce qui est accessible et potentiellement dangereux (ciseaux, cutters, aiguilles…). S’il me reste du temps avant la sortie de crèche, je fais mes comptes, lance des publicités, fais le tour des marchés de créateurs à venir pour choisir ceux auxquels je participerai.

Comme toutes, tu as sûrement eu à faire face à quelques difficultés ?! Tu nous en parles ?

Je n’ai pas vraiment eu de problèmes lors du lancement de mon entreprise : je m’étais posé tellement de questions avant ! Lors du Stage de Préparation à l’Installation obligatoire à la Chambre des Métiers et de l’Artisanat, nous avons été très bien accompagnés dans les dernières étapes avant le lancement de notre entreprise. J’attends encore de voir comment vont se dérouler mes premières déclarations…

Côté Pôle-Emploi (j’ai la chance d’avoir encore ce matelas-là), c’est plus flou sur les justificatifs à transmettre et quand le faire, mais en les appelant rapidement après la création de l’entreprise, tout devient plus clair et ça évite les trous dans les indemnisations.

C’est un rêve éveillé que tu vis-là. Qu’est-ce qui te donne l’envie de poursuivre cette aventure entrepreneuriale

Hormis le fait que j’adore coudre et tricoter pour les enfants, discuter avec les clients et concevoir des projets avec eux pour ensuite voir des petits chenapans les porter dans la rue ?

En un an de « chef d’entreprise », j’ai appris tellement de choses, dans tellement de domaines que j’ai encore plus envie de continuer ! C’est clair, maintenant il est impossible de m’arrêter !

Avant de nous quitter, quels conseils souhaiterais-tu que les entrepreneuz retiennent de ton retour d’expérience ?

Quand on a le concept de ce que l’on va créer, on a une longue période de doute. Toujours ce petit « Mais, et si… » qui trotte dans un coin de la tête. C’est normal de se poser des questions, ça prouve que vous n’êtes pas une tête brulée, que vous aimez votre vie et votre entourage suffisamment pour ne pas vouloir les mettre en danger.

Vous avez fait les calculs deux cent fois ? S’ils ne vous envoient pas sur la paille la première année, lancez-vous ! Au pire, vous aurez appris plein de belles choses, rencontré plein de monde et pourrez être fière d’avoir monté un projet et de l’avoir porté à bout de bras !

Des coordonnées pour que Les entrepreneuz puissent prendre contact avec toi ?

Anaïs Chabagno, créatrice de La Péronnelle – Habilleuse de chenapans.

Site internet : https://laperonnelle.tictail.com

Facebook : https://www.facebook.com/laperonnelle

Instagram : https://www.instagram.com/laperonnelle

 

 

Anaïs, nous te remercions infiniment pour ce beau retour d’expérience.

Et vous les entrepreneuz en herbe, cette interview vous a-t-elle confortée dans votre envie de vous lancer ?!

Qu’est-ce qui vous met encore le doute ?! Dites nous tout dans les commentaires !

 

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